Taher Lakhlej Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Portrait
Écrit par Adil Benmalek   
Considéré comme l’un des meilleurs joueurs du ballon rond marocain, TaharEl Khalej a réalisé la meilleure deuxième carrière pour un footballeur national après Noureddine Naybet. Né à Marrakech il y a 38 ans, Tahar a été pendant plus d’une décennie une véritable star tant sur le plan national qu’international..

Les débuts :
Comme tous les nationaux, Tahar El Khalej a joué d’interminables matches de quartier à Hay Kasbah à
Marrakech avant d’intégrer le club d’Al Ittihad bien connu dans la capitale Almohade pour avoir gagné à
l’époque toutes les coupes des jeunes dans les différents tournois organisés pendant le mois sacré du Ramadan.
A l’âge de 14 ans (1982), Tahar rejoint l’école du club phare de la ville le KACM.
Tahar qui n’est autre que le fils de l’ancien gardien charismatique du Kawkab durant les années 60 El Harbali, donne entière satisfaction dans les équipes des jeunes sous la houlette des entraîneurs Moulay Lahcen (grande gloire du foot Marrakchi), Bensaleh, Mansouri, et Boucetta. Ses
bonnes prestations attirent l’attention du coach des seniors de l’époque le Brésilien Flavio qui décide de l’intégrer au groupe. Tahar joue pour la 1 ère fois avec les seniors en compagnie de Jnina, Chliha, Kiddi et Bayade dans un match comptant pour le Championnat national 85/86 contre l’AS FAR soldé par une cuisante défaite à domicile(0-3).
En 1987, il effectue quelques apparitions avec l’équipe des A qui remporte au passage le championnat national Juniors après une victoire inattendue à Kénitra devant le
KAC (3-0). Les champions avaient pour noms Zakaria Alaoui, Ait Biche, Omar Fayek, Aziz Bougergour, M’jid Karaouane et Tahar El Khalej.
Quelques semaines plus tard, il fait partie de l’équipe qui emporte la finale de la Coupe du Trône en écrasant la Renaissance de Berkane sur le marque de 4 à 0 dont un doublé de Mustapha Kiddi.
Mais, Tahar pour des raisons inexpliquées, se retrouve pendant plus d’une saison sur le banc de touche avant d’être prêté pour six mois au Mouloudia de Marrakech, club opérant en deuxième division.
Dès son retour au bercail, Tahar reprend, grâce à son talent et son dynamisme, sa place de titulaire qu’il ne cédera que pour partir jouer à Leiria au Portugal au lendemain du Mondial Américain.
Entre 1990 et 1994, El Khalej, qui joue stoppeur vu sa grande taille (190 cm), épingle 4 titres avec le KACM : un Championnat National en 92, deux Coupes du Trône en 91 et 93 et une Coupe Internationale au Canada en 92.

Les Lions de l’Atlas :
Grâce à ses grandes performances avec les juniors du KACM et ses brèves mais bonnes apparitions avec l’équipe Senior, Tahar tape dans l’oeil du nouvel entraîneur des Lionceaux Abdelghani Naciri qui le convoque pour la Coupe de la Palestine devant se dérouler en Iraq. Et très logiquement, l’équipe rempote haut la main le trophée arabe Le 21 février 1990, El Khalej souffle sa 1 ère bougie avec les Lions de l’Atlas en jouant contre la Côte d’Ivoire à l’occasion de l’inauguration du Stade Larbi Zaouli à Casablanca.
Sa carrière internationale compte 99 caps avec au passage deux participations en Coupe du monde en 1994 aux USA et 1998 en France, et trois Participations à la CAN,en 92 au Sénégal, 98 au Burkina-Faso et 2000 au Ghana et Nigeria.
Lors du Mondial Héxagonal en 98, l’élégant stoppeur s’illustre en offrant 4 des 5 buts aux attaquants marocains.Il est d’ailleurs désigné comme 2e meilleur passeur du rendez-vous mondial derrière le Brésilien Ronaldo avec 4 passes décisives, une face à la Norvège pour Hadji et trois face à l’Ecosse pour Bassir et Camacho).
Le 28 janvier 2001, Tahar signe sa 99e et dernière sélection face à l’Egypte au Caire lors d’un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2002. Il n’aura pas la possibilité de passer la barre des 100, puisque après ce match, Humberto Cuelho lui préférera le jeune Othmane El Assas.

Le professionnalisme :
À la suite du Mondial Américain, Tahar a reçu plusieurs offres de la part de plusieurs grands d’Europe, mais finalement il opte pour le club Portugais de Leiria.Ce mariage durera 2 ans, après quoi un nouveau challenge plus costaud s’offre à lui avec l’un des grands d’Europe, le Benfica de Lisbonne.
Avec les Rouges, Tahar va rester 4 saisons durant lesquelles il s’adjuge plusieurs titres de Champion et de Coupe et un quart de finale en Coupe de l’UEFA fac au club de la Fiorentina. Quatre belles années au cours desquelles Tahar côtoie plusieurs grands joueurs tels Déco actuelle star du Barça, Nuno Gomes, Joao Pinto, Preud’homme et son compatriote Nader ainsi que des entraîneurs de renom comme Jupp Heykcens, Manuel José et Graem Souness.
Lors de sa dernière saison au club, son coach le désigne comme capitaine, une grande consécration pour son immense talent et son charisme.
En 2002, il quitte le Portugal pour un championnat plus relevé, la Premiership. Au club de Southampton, il sera titulaire durant deux saisons avant de finir sa carrière au club londonien de Charlton, le futur club de Talal El Karkouri.

L’après-carrière :
 Après avoir mis fin à sa carrière, Tahar retourne dans sa ville natale Marrakech pour gérer ses affaires et consacrer son temps à sa famille et ses deux enfants Ahmed (8 ans) et Yassine (6 ans).
Mais la relégation de son club de coeur en D2 le replonge de nouveau dans le football, puisque sur demande du Wali Mounir Chraibi et le maire de la ville Omar Jazouli, Tahar
décide de prendre les destinés du club avec pour objectif, le retour chez les grands le plus vite possible.
Le pari est finalement gagné. Le KACM termine cette saison en deuxième position, ce qui lui donne le droit de reprendre tout naturellement sa place l’année prochaine parmi l’élite.
 
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