Le KACM en finale de Challenge espoirs

Le doyen des clubs de football du Maroc, le Racing de Casablanca s’est incliné au stade Père Jégo devant le Kawkab de Marrakech (KACM) à l’issue des tirs au but(3-4) après avoir achevé la rencontre elle-même sur un score vierge (0-0).

Le match entre les deux formations n’a jamais atteint le niveau souhaité. Il fut animé surtout par les interventions à gorge déployée de l’intenable Abdelhak Rezek Allah (alias Mendoza) qui fut rappelé au calme par le 4e arbitre. Car l’homme-orchestre du RAC s’oublie et déclare, parfois, ses contestations à voix haute.
«C’est ma dernière saison sur le banc de touche !» dixit Mendoza une fois à notre journal. Faut-il le croire ? Le bon arbitre Mohamed Bellout, qui revient à la compétition après une suspension suite à des déclarations qui n’ont pas plu, a demandé pardon à la CCA (Commission centrale d’arbitrage). Il a dirigé la partie de fort belle manière. Quant au match lui-même, les actions marrakchies se comptent plus que celles casablancaises. C’est compréhensible puisque le RAC pense plus à sa survie qu’à autre chose. Si l’on excepte une ou deux actions du RAC signées Hicham Jouyaa (45e) et Ayoub Saïgh (22e), il n’en fut pas de même pour le KACM où ses joueurs Noureddine El Gourche (9e), Jamal Eddine El Malki (13e) ou encore Abdelmoula El Hardoumi (35e) ont été, également, à deux doigts de scorer.

Lors de la seconde période, la parole était donnée à la défense. Non seulement les lignes d’attaque des deux équipes se sont réveillées pour le bonheur des amateurs du beau football, mais les deux gardiens de but, en l’occurrence Abdelali Mhamdi pour le KACM et son homologue Kamal Ben Zalim pour le RAC, se sont déployés pour endiguer des attaques plutôt dangereuses de part et d’autre. N’ayant pu visiter les filets adverses, les deux clubs ont clos leur débat sur un score vierge. L’arbitre Bellout a envoyé tout ce beau monde vers les pénaltys. Ces derniers se sont achevés en faveur des hommes de Hicham Dmii (4-3).

Dans cette compétition, les deux parties restent, tout de même, gagnantes. Car à ce stade de la compétition, le RAC empoche 300 000 DH. Pour un club en difficulté, c’est tout de même le bienvenu. Pour le KACM, c’est 500 000 DH en attendant le sacre qui vaut 1 million de DH. Et pour Mendoza ? La survie en seconde division. «Il me faut 4 points pour rester !», espérait-il. «C’est très faisable au regard de la prochaine journée où des matchs suicides TAS-Kasbat Tadla, Olympique Marrakech-Tihad Tanger serviront, à coup sûr, les intérêts du Racing !» intervint Larbi Goura.